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20 juin 2012

Au jardin, 1 : oiseaux


Avant-hier matin au jardin, c'était le festival des nouveaux venus ! Un tas d'oiseaux que j'avais pour beaucoup encore pas vus traîner par ici... en tout cas c'est la première fois qu'ils passent devant mon objectif !

Revue de détail en photos.






21 février 2012

Oiseaux du fleuve Casamance


En attendant quelques photos un peu plus commentées, voici juste quelques jolies photos nature du week-end...







22 juillet 2008

Que es acho ?



Je reviens aux devinettes... ! Pour voir si j'ai encore quelques lecteurs, qui ne sont pas morts après autant d'absence et de mauvaise attention de ma part...


16 mai 2008

Aventures et bêtes sauvages en pleine jungle...

Juste quelques photos de la petite ballade dominicale d'où j'ai ramené des tiques plein partout dans mes poils de jambes (entre autres poils...), et où nous nous sommes faits attaquer par des mini-guêpes de combat (cf. la première photo ci-dessous où Samuel, notre hôte de passage, se voit obligé de se réfugier au fond de l'eau, de manière assez élégante, pour fuir les attaques de l'essaim que les gamins s'amusaient à gentiment titiller avec des gros cailloux).

C'était la contrepartie nécessaire à une très bonne journée de ballade au fond du río Palancapa, à quelques 5km de Suchitoto... avec fougères arborescentes, pique nique et baignade en eau fraîche.


(Vous noterez que subtilement, j'ai glissé "dos que tres" photos où j'apparais après ma métamorphose capillaire de la semaine dernière...)















28 avril 2008

Le crapaud qui croyait ce qu'on raconte à la télévision

Richard est un crapaud.

C’est devenu un habitué de la maison. Il vient des fois se promener entre les herbes du jardin, voir si y a pas un petit en-cas qui traîne : un joli papillon, un "chicote" stupide, ou une grosse "papalota". Et quand il se met à pleuvoir, Richard vient s’abriter sous la véranda, et il passe avec nous un petit moment. On en est encore au stade où on apprend à se connaître. Cependant, lui, il a comme qui dirait plus de facilité à se sentir à l’aise que nous. Il est cool comme crapaud, pas du style à se prendre la tête.

Ces derniers temps, il se sent un peu comme chez lui, j’ai l’impression. Des fois il rentre dans ma chambre, et il se met dans un coin en attendant que j’aille me coucher. Et ne me demandez pas ce qu’il traficote la nuit pendant que je dors... je n’en ai pas la moindre idée. Enfin... jusqu’à il y a peu.

Car en effet, depuis la fois où je l’ai pris en flagrant déli en train de zyeuter avec envie sur mon déodorant, j’ai ma petite idée sur le but de ses explorations nocturnes. Ses grands yeux noirs tout ronds et avides montrent bien que le pauvre bougre est en manque de crapaude... et qu’il a comme une vague idée qu’un déodorant pourrait l’aider dans sa quête amoureuse.
Il doit avoir la télé, Richard : le pauvre, ils lui ont lavé le cerveau. C’est pas bon pour les crapauds la télé. Il faudra que je l’aide : je vais lui expliquer que ce n’est qu’avec le déodorant « Axe » que ça marche, le coup des femelles qui tombent comme des mouches.



31 mars 2007

"Safari foto micoleones"
































Juste à gauche : les toilettes de la maison où nous fîmes halte, après le petit trajet en barque à moteur, pour charger le cheval et monter à pied dans la montagne, jusqu'aux manguiers où vivent les "micoleones". Toilettes certes sommaires, mais avec vue sur le lac. Et téléphone intégré (photo suivante à gauche). ¡Vergón!





Quelques jolies photos du petit voyage qu'on a fait avec René, surnommé par certains le "depredador" pour ses "exploits" de chasseur. C'est pas joli-joli tout ce qu'il fait, René, mais au moins, en tant que chasseur, il connaît pas mal les environs de Suchitoto. Ils nous a emmenés, Romain un pote français d'ici et moi, à Culebría. A l'ouest du lac de Suchi, pour aller voir des "micoleones". Ce sont des animaux arboricoles et nocturnes de la famille des ratons-laveurs. On en a vu deux, perchés dans leurs manguiers. Mais ils se déplacent tellement vite qu'on n'a même pas réussi à faire une photo...
Sinon, au bas de ce texte, au centre, vous pouvez tenter de deviner sur la photo noire avec une tâche de lumière jaune au milieu, un "tepezcuintle" flou. Un truc genre un castor mais sans la queue, avec des tâches blanches sur le pelage. C'est tout ce qu'on a réussi à faire.
Par contre, ce qu'on a pu prendre en photo, c'est un jeune et joli "alacrán"... pour illustrer mes propos de l'autre fois.




En tout cas, la ballade était sympa !





12 février 2007

Ne croyez pas que je suis en vacances

Ce dimanche : maison. Lessive-main, arrachage de mauvaises herbes, j’ai préparé un coin pour planter le basilic, puis j’ai planté des poivrons, et j’ai fait le bilan de ce qui repoussait à droite à gauche après la grosse sécheresse de 2 mois sans arrosage. Mais surtout, ce dimanche, je me suis amusé à cuisiner, et… le premier véritable « alacrán » de taille normale a fait son apparition en fin d’après midi sur le plan de travail de la cuisine. « Alacrán », c’est le nom qu’ils donnent ici aux scorpions. Aux gros scorpions. Si, si : GROS… Pas les petits noirs qui apparaissent de temps en temps dans le jardin chez nous. Non, non, non. Un alacran de taille normale, c’est un truc de presque 10 centimètres de long…. Le corps noir-marron foncé, et toutes ces pattes-qui-bougent-super-vite tirant sur le beige. Avec ses grosses pinces qu’il agite devant lui, là, prêt à t’attraper pour te manger… Horrible. J’en ai encore des frissons. En plus je l’ai pas vu venir le salaud, j’étais tout absorbé à mitonner une petite ratatouille locale quand il est sorti sans prévenir de je ne sais où, pour s’en retourner aussi vite vers je sais encore moins où… J’ai fait trois tours sur moi-même de surprise avant que ne me quitte l’énorme frisson qui m’a parcouru tout le corps… Grrrr… J’en ai tremblé jusqu’au bout des doigts. En plus, il venait d’un coin du jardin dans lequel je m’étais déjà promené pieds nus, insouciant que je suis… Et maintenant, je flippe ! Je quitte plus mes claquettes ! Uuuuii… risquer de marcher sur une bestiole pareille… soit-disant ça fait pas plus mal qu’une abeille, et ça endort (juste) la jambe où il t’a piqué. Sauf si tu te découvres une allergie aux alacrans. Ouais, de la rigolade.

Encore une histoire d’animaux… Promis, la prochaine fois, je change de thème. Mais bon, celle-là, il fallait que je la raconte. C’est qu’il m’a vraiment affecté, ce visiteur du dimanche ! Après ça, j’ai fait tout le tour de la maison armé de mon balai, pour être sûr qu’il y en avait pas un autre qui traînait dans un coin…

Ah, les tropiques ! Il y a quelques temps, lors d’une soirée sous la pleine lune éclairant le lac, nous évoquions l’équivalent des 7 plaies d’Egypte du Salvador. Je ne saurais pas toutes vous les raconter, c’est dommage… Mais je crois me souvenir que la plupart, c’est des histoires de bestioles insupportables. Bientôt, avec les pluies, va commencer la saison des mouches. Mais pas genre juste quelques mouches qui se cognent contre les vitres. Non, non... Faut s’imaginer un truc vraiment insupportable. J’attends de voir. Je vous raconterai.

C’est l’aventure tous les jours ici.

06 février 2007

Apprenti jardinier

Depuis presque deux semaines maintenant, j'ai donc une maison. Je m'installe petit à petit. Hier j'ai acheté une petite marmite et une poêle : je vais enfin pouvoir cuisiner chez moi ! Jeudi, c'est goûter-crêpes à la maison ! C'est pour inaugurer le lieu, et lancer une dynamique de visites de gens... parce que c'est cool d'avoir des gens chez soi.
L'autre jour, j'ai acheté des pâtes et de l'huile d'olive à San Salvador... il me manque plus qu'à planter du basilic, et c'est le pied ! (Je crois même qu'on peut trouver du parmesan dans quelques supermarchés...).

Pour le basilic, j'y travaille... Je vais tenter de faire un petit carré de potager : ya Lorena, une fille qui tient un restau sur la place, qui est intéressée... on travaillerait tous les deux et on partagerait ce qu'on produit. Ca peut être pas mal.

Pour commencer, il faut préparer la terre. Je vais acheter du compost à la mairie : ici les gens trient les déchets, et avec les déchets organiques, la mairie fabrique du compost qu'on peut acheter. Pour l'instant ils ont tout vendu, mais d'ici fin février, la nouvelle tournée devrait arriver... Et puis de toute façon il parait qu'il faut attendre d'être dans la période de la lune montante pour planter. Les paysans d'ici disent ça. D'ici 2 semaines, c'est la nuit sans lune. Donc fin février, je pourrai planter.

En attendant, je nettoie le jardin : ramassage de feuilles et de divers déchets qui traînent... et puis j'arrose les plantes qu'il y a. Y en a pas mal qui ont repris vie depuis qu'elles ont de l'eau. L'arbre à piments a de nouveau des couleurs et des feuilles toutes neuves ! Bon, par contre, j'ai planté du "zacate limon" dans la vieille brouette en fer rouillé qui trônent dans un coin du jardin... mais il a pas pris... il est tout sec malgré un arrosage quotidien, selon les conseils de Margarita (la femme du sculpteur), qui me l'a donné. C'est une plante pour faire des infusions qui me fait penser à de la verveine.

J'aime bien arroser le jardin le matin avant d'aller au travail... avant 8 heures, le jardin est à l'ombre, et ya une belle lumière sur le lac. Et puis je peux observer les oiseaux. J'ai pas encore revu le coucou-écureuil de l'autre jour (son nom en espagnol, c'est "platano asado"... "banane grillée", c'est marrant!). Mais ce matin, j'ai vu un motmot... c'est l'oiseau national, il est magnifique... !


Il a bon goût, il est apparu au moment où passait la chanson "I heard it through the grapevine", chantée par Ben Harper et les Funk Brothers... (eh ouais, j'ai une radio qui lit les CD !! Trop bien de jardiner en musique...). Le motmot s'est promené un moment dans l'arbre à "jocotes", avant de disparaître. Les "jocotes", ce sont des petits fruits comme des prunes, qui paraît-il sont super bons, mais qui sont encore verts en ce moment... j'espère qu'il va pas tous les manger avant qu'ils murissent !




Et sinon, à part ça, depuis vendredi, j'ai un vélo pour aller au travail et pour me promener dans Suchi... ça change la vie !



25 janvier 2007

Le Marañón




Hier matin, nous avons fait une petite visite de terrain... j'en ai profité pour grimper aux arbres et marauder quelques "marañones". Je crois que le Marsupilami dans sa forêt palombienne mange de ces fruits...
Ils poussent la tête en bas, et ont une gueule vraiment surréaliste... et puis ils sont tellement jolis ! En plus ils sont "riiiicos", un peu âpres mais sucrés et plein de jus... c'est trop bon, on s'en met partout ! Mais attention, ça tâche ! Le mieux, c'est d'en faire un jus, ou alors de les congeler pour les manger glacés avec un peu de sel ! Et puis, pour ne rien gâcher, la petite graine gris-vert sur le haut du fruit : une fois séchée, qu'est-ce qui se cache à l'intérieur... ?? La noix de cajou ! Magique !

Un don extraordinaire de dame Nature que le marañón!