26 février 2007

Si j'étais poète...

Le parc national Manuel Antonio : Ok, c'est super touristique, ok, ca parle américain partout, mais ¡ouah! qu'est-ce que ça en vaut la peine... Un paradis.

Il y a un petit village a l'entrée du parc, où un argentin installé sous un palmier fait griller du poisson toute la journée : "Eh ouais, ici, ils savent pas ce qui est bon ! Le poisson, ils le font frire ! C'est pour ça que les filles d'ici elles ont toutes une énorme paire de fesses... Non, le poisson, grillé, c'est le coeur, crois-moi." (L'espagnol argentin est beaucoup plus expressif que cette modeste adaptation, plus que traduction. "Une énorme paire de fesses", ça se dit "un culazo así", avec les bras bien écartés pour donner du poids aux mots...).

Au bout du village, la route se termine. C'est l'entrée du parc. Le lieu est fréquenté la nuit par des ratons laveurs qui font les poubelles, et par un paresseux qui fait le beau sur les fils du téléphone et sous les flash des touristes.

Une fois rentré dans le parc, c'est une journée entière de promenades dans la forêt qui vous attend. A écouter les singes et à chercher les toucans, en allant d'une plage à l'autre, en montant sur une corniche pour avoir un joli point de vue... Au bout de la troisième plage, il n'y a quasiment plus personne.

Ca me rappelle un peu les ballades dans les calanques (pur chauvinisme marseillais, ne faites pas attention).

J'aimerais être poète pour pouvoir raconter avec des mots toute la magie de cet endroit.





Un article de Manu Larcenet qui m'a donné envie d'écouter le disque de Magyd Cherfi.

Séance photo "tica"


Effectivement Jara, j'ai découvert qu'au Costa Rica, pour exprimer un cri de joie, clore une conversation au téléphone, ou simplement ponctuer un "Ok"... on dit "Pura Vida". C'est une expression qui sert un peu à tout. Allez savoir d'où ca vient...
Un début d'explication en photos, histoire de vous faire baver...
























20 février 2007

Attention... disparition

Je m'en vais dans quelques heures pour le Costa Rica pour le reste de la semaine... et la semaine prochaine, la présidente de mon ONG est en visite ici.
Autant dire : je disparais pendant deux semaines... histoire que vous soyez prévenus.

En attendant, quelques photos de ce week end :









Voyez le style du jean doublé avec de la peau de vache synthétique. Vive le kistch.



J'en suis pas peu fier : j'ai assisté pour la première fois de ma vie à un rodéo... mon Dieu, mon Dieu, que c'est cliché... !

14 février 2007

¡Feliz día de la amistad!

Pues sí, hoy es el día del amor y de la amistad aquí. Gracias Fafou por recordármelo. Aquí en la oficina hicimos un "amigo secreto" para ofrecernos un regalito y desearnos lindas cosas entre compañeros de trabajo. ¡Que chiiiivo!
Entonces, a ustedes que me leen, gracias por ser mi amigo, y que "Dios todo poderoso derrame un montón de cosas buenas en su vida", como dicen aqui...

Un doux mouton de bonnes choses à tous !

Je ne vous cache pas que mon côté "ours" ne me fait pas particulièrement raffoler de ce genre de célébrations pleines de paillettes... Mais bon, ça a ses bons côtés : on peut dire des choses agréables qu'on n'a pas trop l'occasion de dire à ses amis le reste du temps... Et puis surtout, on peut trouver du chocolat, du vrai, dans les supermarchés ! Merci le jour de l'amour et de l'amitié !

12 février 2007

Ne croyez pas que je suis en vacances

Ce dimanche : maison. Lessive-main, arrachage de mauvaises herbes, j’ai préparé un coin pour planter le basilic, puis j’ai planté des poivrons, et j’ai fait le bilan de ce qui repoussait à droite à gauche après la grosse sécheresse de 2 mois sans arrosage. Mais surtout, ce dimanche, je me suis amusé à cuisiner, et… le premier véritable « alacrán » de taille normale a fait son apparition en fin d’après midi sur le plan de travail de la cuisine. « Alacrán », c’est le nom qu’ils donnent ici aux scorpions. Aux gros scorpions. Si, si : GROS… Pas les petits noirs qui apparaissent de temps en temps dans le jardin chez nous. Non, non, non. Un alacran de taille normale, c’est un truc de presque 10 centimètres de long…. Le corps noir-marron foncé, et toutes ces pattes-qui-bougent-super-vite tirant sur le beige. Avec ses grosses pinces qu’il agite devant lui, là, prêt à t’attraper pour te manger… Horrible. J’en ai encore des frissons. En plus je l’ai pas vu venir le salaud, j’étais tout absorbé à mitonner une petite ratatouille locale quand il est sorti sans prévenir de je ne sais où, pour s’en retourner aussi vite vers je sais encore moins où… J’ai fait trois tours sur moi-même de surprise avant que ne me quitte l’énorme frisson qui m’a parcouru tout le corps… Grrrr… J’en ai tremblé jusqu’au bout des doigts. En plus, il venait d’un coin du jardin dans lequel je m’étais déjà promené pieds nus, insouciant que je suis… Et maintenant, je flippe ! Je quitte plus mes claquettes ! Uuuuii… risquer de marcher sur une bestiole pareille… soit-disant ça fait pas plus mal qu’une abeille, et ça endort (juste) la jambe où il t’a piqué. Sauf si tu te découvres une allergie aux alacrans. Ouais, de la rigolade.

Encore une histoire d’animaux… Promis, la prochaine fois, je change de thème. Mais bon, celle-là, il fallait que je la raconte. C’est qu’il m’a vraiment affecté, ce visiteur du dimanche ! Après ça, j’ai fait tout le tour de la maison armé de mon balai, pour être sûr qu’il y en avait pas un autre qui traînait dans un coin…

Ah, les tropiques ! Il y a quelques temps, lors d’une soirée sous la pleine lune éclairant le lac, nous évoquions l’équivalent des 7 plaies d’Egypte du Salvador. Je ne saurais pas toutes vous les raconter, c’est dommage… Mais je crois me souvenir que la plupart, c’est des histoires de bestioles insupportables. Bientôt, avec les pluies, va commencer la saison des mouches. Mais pas genre juste quelques mouches qui se cognent contre les vitres. Non, non... Faut s’imaginer un truc vraiment insupportable. J’attends de voir. Je vous raconterai.

C’est l’aventure tous les jours ici.

06 février 2007

Apprenti jardinier

Depuis presque deux semaines maintenant, j'ai donc une maison. Je m'installe petit à petit. Hier j'ai acheté une petite marmite et une poêle : je vais enfin pouvoir cuisiner chez moi ! Jeudi, c'est goûter-crêpes à la maison ! C'est pour inaugurer le lieu, et lancer une dynamique de visites de gens... parce que c'est cool d'avoir des gens chez soi.
L'autre jour, j'ai acheté des pâtes et de l'huile d'olive à San Salvador... il me manque plus qu'à planter du basilic, et c'est le pied ! (Je crois même qu'on peut trouver du parmesan dans quelques supermarchés...).

Pour le basilic, j'y travaille... Je vais tenter de faire un petit carré de potager : ya Lorena, une fille qui tient un restau sur la place, qui est intéressée... on travaillerait tous les deux et on partagerait ce qu'on produit. Ca peut être pas mal.

Pour commencer, il faut préparer la terre. Je vais acheter du compost à la mairie : ici les gens trient les déchets, et avec les déchets organiques, la mairie fabrique du compost qu'on peut acheter. Pour l'instant ils ont tout vendu, mais d'ici fin février, la nouvelle tournée devrait arriver... Et puis de toute façon il parait qu'il faut attendre d'être dans la période de la lune montante pour planter. Les paysans d'ici disent ça. D'ici 2 semaines, c'est la nuit sans lune. Donc fin février, je pourrai planter.

En attendant, je nettoie le jardin : ramassage de feuilles et de divers déchets qui traînent... et puis j'arrose les plantes qu'il y a. Y en a pas mal qui ont repris vie depuis qu'elles ont de l'eau. L'arbre à piments a de nouveau des couleurs et des feuilles toutes neuves ! Bon, par contre, j'ai planté du "zacate limon" dans la vieille brouette en fer rouillé qui trônent dans un coin du jardin... mais il a pas pris... il est tout sec malgré un arrosage quotidien, selon les conseils de Margarita (la femme du sculpteur), qui me l'a donné. C'est une plante pour faire des infusions qui me fait penser à de la verveine.

J'aime bien arroser le jardin le matin avant d'aller au travail... avant 8 heures, le jardin est à l'ombre, et ya une belle lumière sur le lac. Et puis je peux observer les oiseaux. J'ai pas encore revu le coucou-écureuil de l'autre jour (son nom en espagnol, c'est "platano asado"... "banane grillée", c'est marrant!). Mais ce matin, j'ai vu un motmot... c'est l'oiseau national, il est magnifique... !


Il a bon goût, il est apparu au moment où passait la chanson "I heard it through the grapevine", chantée par Ben Harper et les Funk Brothers... (eh ouais, j'ai une radio qui lit les CD !! Trop bien de jardiner en musique...). Le motmot s'est promené un moment dans l'arbre à "jocotes", avant de disparaître. Les "jocotes", ce sont des petits fruits comme des prunes, qui paraît-il sont super bons, mais qui sont encore verts en ce moment... j'espère qu'il va pas tous les manger avant qu'ils murissent !




Et sinon, à part ça, depuis vendredi, j'ai un vélo pour aller au travail et pour me promener dans Suchi... ça change la vie !