29 septembre 2008

Images au quotidien




A Suchitoto en hiver, même si il pleut souvent, il se passe tout plein de choses.


Il y a de l’animation dans les rues…











… où passent des appareils bizarres, et le défilé de l’indépendance des enfants de l’école maternelle.



Sur la place du village…











… où on célèbre le 150ème anniversaire de Suchitoto en plein cagnard, mais avec des ombrelles pour les gens importants. Et où Rodrigo, le mec au chapeau de cow-boy, candidat ARENA (la droite au pouvoir) à la présidence organise des meeting politiques bleu-blanc-rouge… et où les femmes en profitent pour organiser une manifestation contre la politique du gouvernement…



Au café de la place…


… un endroit propice pour faire de jolies photos… (notre ami Tito en sait quelque chose : c’est de là qu’il photographie toutes les jolies filles qui passent sous son objectif). Le café est en face de l’église, vous aurez noté. De là, on peut sentir les violentes bourrasques du nord qui font s’envoler les cerfs-volants, on peut voir arriver le gros orage qui va rafraîchir l’après midi, et s'y préparer à l'abri d'un chocolat chaud ou d'un petit rhum-citron.



A Suchitoto, y a aussi des gens qui ont la grande classe…


… avec ou sans chapeau.



Des gens qui sourient et qui dansent…











… pour un anniversaire avec piñata, à la maison pour dire au revoir à Laure et Aurélie, ou bien en el Necio avec le légendaire Don Chapatín, danseur étoile et grand séducteur de la « ciudad Pájaro Flor ».



Et même ! … Même des gens qui se dénudent…











Wouuu ! Les filles et leurs parties de jambe en l’air, de bon matin pour se mettre en forme avant d’aller au bureau… Un beau jeune homme à la peau douce et cuivrée, à la longue chevelure couleur de geai, qui aime à s’exhiber torse nu… Et des adolescentes rondelettes qui font un show cabaretesque en ouverture d’une nuit inoubliable de spectacle au cirque de Suchi, « ¡ el Gigante Biónicoooo ! »



Ah ! Suchi ! Home, sweet home !



...et en plus de tout ces merveilleux évènements qui peuplent la routine suchitotense... On trouve la jolie petite maison qui prend (un peu) l’eau, la rivière qui traverse le jardin, et puis… n'oublions pas de mentionner mon épouse, nos deux filles adoptives et notre bébé d’à peine trois jours ! …


Ayayay ! Comment je vais faire pour partir ?!!!!



16 septembre 2008

Les voyages en bus ne sont jamais ennuyeux



En revenant de week-end, le passage obligé est souvent le bus entre San Salvador et Suchitoto. Un petit trajet de 47 km, mais qui peut durer de 1h à 2h selon les horaires...

Ce qui est cool, c'est que le paysage est sympa, et puis surtout c'est toujours animé. Avec à l'ordinaire des "pics d'activités" a la hauteur de la Plaza Mundo de Soyapango et du marché de rue de San Martín, où c'est alors un supermarché entier, déguisé en grosses-dames-à-tablier-kitsch, en petites-filles-à-la-voix-de-poissonnière-à-la-criée, ou bien en monsieurs-qui-parlent-fort, qui grimpe dans le bus et se fraye un passage dans le couloir central déjà bondé... Pour vendre, "¡¡ a dólar, a dólar !!", bonbons, chewing-gum, fraises, tomates, bananes plantains, cacahuètes, noix de cajou, eau fraîche et refrescos en sac plastique, pommade miracle anti-tout (champignons divers, douleurs dans le dos, problèmes de foie...), fruits pelés et découpés prêt-à-manger, chips de manioc citron-sel-piment, journaux du jour, stylo-lampe-de-poche, livres de coloriage Winnie l'Ourson ou glaces à la vanille... entre autres.

Parfois, c'est un clown qui monte raconter quelques blagues, ou bien un éclopé qui vient demander l'aumône, ou encore un drogué-délinquent-repenti-"gracias a Dios" et qui demande qu'on l'aide un peu à se refaire une vie de manière honnête... quand ce n'est pas un vrai délinquent qui raquette portables et argent liquide.

C'est très folklorique, le bus.

L'autre jour, dans ce bus magique, j'ai pu filmer un pasteur évangéliste et prosélytiste, la Bible à la main et prêchant la parole de Dieu. A nous, compagnons de voyage qui n'avions rien demandé. Et il prêche très fort, le monsieur (il vaut mieux pas être assis à côté de lui, sinon, on risque la rupture tympanique, moi j'vous l'dis !) : imaginez-vous couvrir, avec votre seule voix, le bordel que peut faire un bus d'environ 20 ans d'âge, bien rempli, un peu déglingué, roulant toutes vitres ouvertes à 100km/h et qui freine en gémissant en moyenne tous les 100 mètres, pour faire monter ou descendre quelqu'un...

Lui fait sa "messe", imperturbable... et pendant ce temps, la vie dans le bus continue... Un petit morceau de vie typique du Salvador !







Tentative de transcription en français :


LE PREDICATEUR EVANGELISTE AMBULANT
    Les portes sont ouvertes… pour vous ! Là, vous pouvez donner et entendre la parole de Dieu… On vous souhaitera la bienvenue… de la part de Dieu. Mes frères… que Dieu vous bénisse tous, mes frères… que Dieu vous bénisse toutes, mes sœurs. Là où vous louez, adorez… et répandez la parole du Seigneur. […] (Il commence à lire) Chapitre 2, verset 1 a 3, le Seigneur dit, mes frères et mes sœurs : [partie que je comprends pas…] mes meilleurs amis…

    Quelqu’un fait signe au bus sur le bord de la route.

L’ « ENCAISSEUR » DU BUS
    On y va ! On y va ! Hop, hop ! [Le fameux « Visa, vos » ! est intraduisible…] … J’te dis ! J’te dis ! … pfipfuiiit ! Vas-y !

LE PREDICATEUR EVANGELISTE AMBULANT
    Dieu dit : “ Est bête ”, dit Dieu… “ devant tous ! […] ”


01 septembre 2008

Un Julien content





Ce week end fut un très bon week-end... Fait de plaisirs gustatifs à Ataco, un joli village où un français (corrézien) cuisine à base de fromage de chèvre (c'est tellement délicieux... un fromage de chèvre frais, fondant en bouche, à l'arôme subtil mais profond, corsé, bien rondelet et potelé, de belle couleur... mmmmmm !)... Fait d'adrénaline dans la rue principale de Nejapa avec la tradition des "Bolas de fuego" du 31 août (voir la petite vidéo ci-dessous)... Fait de petit hôtel très accueillant, avec petits coups à boire dans un bar-reggae de Juayúa... Fait de conduite - promenade en voiture du côté de la "Route des fleurs"... et d'autres encore qu'il est peu commun de dévoiler sur la place publique...

Tout ça pour fêter dignement le quart de siècle !






Sur cette page, il y a quelques éléments d'histoire autour de cette manifestation annuelle... (en espagnol). Rapidement, il paraîtrait que c'est pour commémorer l'éruption du volcan de San Salvador, en 1658 ou en 1922 selon les cas, ou bien les deux... Impressionnant en tout cas ! Que des gamins entre 12-13 ans et 20 ans, qui se balancent à la gueule des boules de feu... bien sûr, il y en a toujours un ou deux qui se prennent un peu pour des chevaliers Jedi... et ça dégénère facilement, en rebondissant sur le public. Ca sent le poil brûlé toute la soirée !