11 juillet 2006

La dernière semaine

He ouais, ça y est, c'est la fin... un dernier entretien ce soir, quelques au revoir... quelques ultimes pas dans les jolis rues et restaurants de Potosí... et je suis en vacances !! Je m'en vais vers la chaleur... au nord, entre l'Altiplano et la forêt amazonienne bolivienne... Les Yungas, c'est un peu le paradis de Bolivie : un climat clément, sans moustiques et sans lamas, où l'activité principale est paraît-il le "farniente" dans un hamac... C'est histoire de faire un palier avant d'arriver en plein coeur de ce mois de juillet français étouffant... et paresseux ;-)

Bien sûr, comme toujours, c'est à la fin que c'est le mieux... Sont arrivés dimanche une française et un espagnol très sympas, qui vont rester ici un moment, pour bosser sur le projet de musée du Cerro Rico. Et ils vivent dans la même maison que moi : je ne suis plus tout seul en rentrant le soir... j'y retrouve de la conversation et un peu de chaleur humaine... le récit d'activité de la journée, la trouvaille potosina du jour, un film ou de la musique, ou encore un petit repas cuisiné avec envie... une coloc retrouvée... ! Et ça fait du bien.

Cette même semaine, qui est-ce qui passe par là aussi ?? Nooon... ! Camille, du 35 rue René Leynaud, venue de Santiago de Chile jusqu'à Potosí... ! Très sympa, on a bien mangé, un peu bu, pas mal discuté... "une belle rencontre à l'autre bout du monde"... !

Je commence à faire mes adieux... Don Martín, mon abuelo d'ici, me demande, le regard souriant, quand est-ce qu'on se reverra...

... je ne m'étais pas rendu compte que je m'étais attaché a Potosi, malgré le froid et l'altitude. :-)


03 juillet 2006

Sacrée Maria

J’ai pris l’habitude de photographier les gens que j’interviewe. Ca me fait un souvenir, et, à l’occasion, une jolie photo. Et puis j’offre la photo développée à l’interviewé, c’est une manière de remercier de m’avoir offert un peu de son temps en m’accordant un entretien.

Il y a un moment de ça, j’avais fait un entretien avec doña Maria, vivant à La Esquina, un des villages où je travaille, assez isolé, vivant d’élevage, et où le peu de personnes qui restent parlent essentiellement quechua. Maria, c’est la vieille dame du village, ses fils sont partis en Argentine, elle vit toute seule en élevant ses lamas. Elle est très bavarde et rigolote. La première fois que je suis venu au village, elle m’a proposé de lui acheter un lama ou deux histoire de l’aider un peu… La vie est difficile ici.

Cet entretien avec doña Maria était un peu particulier : c’était le premier réalisé en quechua, avec l’aide de la maîtresse d’école, Eva, comme traductrice. La langue des incas sonne décidément très joliment… A la fin de l’entretien, je prends ma photo. J’en fais même plusieurs, pour essayer d’en avoir une un peu « naturelle » et pas « pose photo crispée ». Résultat : il en sort une pas mal du tout, avec un sourire magnifique, que je m’empresse d’aller faire développer pour pouvoir l’offrir à Maria…



Quelques semaines passent.

Ce vendredi, je vais à La Esquina pour prendre un rendez vous, et j’en profite pour passer voir Maria et lui remettre cette photo. Et voir sa réaction.

« Cochino » est le seul mot que j’ai réussi à comprendre… elle le prononçait en désignant son chapeau et sa tenue… Traduction : dégoûtant… Puis elle me montrait ses oreilles, qui paraissaient ne pas lui plaire non plus… J’ai aussi compris « ¡Botala! »… Traduction : jette-moi ça ! … en parlant de la photo. Bref, cette image d’elle ne lui a pas plu du tout, elle parlait beaucoup et se prenait la tête dans les mains en la regardant… Ah ben mince alors, moi qui la trouvais bien… Par gestes, je comprends rapidement que Maria veut qu’on la refasse, cette photo qui ne vaut pas un clou…


Elle rentre vivement dans sa maison, toute animée d’une énergie communicative, et en ressort bien vite… : avec un autre chapeau, tout neuf, une « mantilla » (sorte de grande écharpe que les femmes se jettent sur les épaules) toute propre, de couleur vive, et des boucles d’oreilles… C’était donc ça qui manquait la fois précédente ! Les boucles d’oreille… J’ai alors droit à une petite séance de coquetterie féminine… de la part d’une vieille dame comme elle, c’est attendrissant. Elle commence par se retourner, pour ne pas que je la regarde s’arranger… D’ailleurs, j’ai pas eu le droit de prendre de photo avant qu’elle ne soit prête pour prendre la pose… Ah ça, non ! Quand elle voyait l’appareil photo se braquer sur elle, un « noooo ! » retentissant se faisait entendre… (M’en fous, j’ai quand même réussi à en faire quelques unes en cachette… Hehe…). J’ai tout de même eu le privilège de lui passer ses boucles d’oreille…











Et tout ça pour, après plusieurs poses qui ne lui convenaient pas, cette ultime photo… qui j’espère lui plaira !




Sacrée Maria.

02 juillet 2006

"El mundial c'est finit para Brasil"

C'est ainsi que titre le journal local... je trouve ca marrant. Et ca me fait bien plaisir ! Ce match était magique, surtout en chambrant les boliviens qui supportaient le Brésil, en tant que dernier représentant d'Amérique... Il manquait quand meme la fete sur le Vieux Port ou Place Bellecour... J'espere que vous en profitez, bande de veinards en vacances !