15 octobre 2007

Un grand merci à tous

C'est la moindre des choses... j'ai imprimé vos commentaires, et puis les mails que j'ai reçus aussi, pour pouvoir méditer tout ça lors d'un moment de sérénité, loin d'un écran d'ordi.

Je vous tiens au courant de mes avancées de pensée(s)...

Ca m'a fait un énorme plaisir de pouvoir vous lire. Pour fêter ça, une photo floue d'un moment d'allégresse à Suchitoto, samedi soir lors d'un anniversaire.

02 octobre 2007

Alors, qu'est-ce qu'on fait l'année prochaine ?

Eh ouais, c’est vrai, ça… Il se passe quoi en 2008, à part Mai08 ou la célébration militante des 40 ans de mai 68 ? Bah... en 2008, c’est un peu égocentrique certes, mais en ce qui me concerne, y a pas 40 solutions, y en a trois : Salvador, Pérou, France.

Au Salvador, le projet sur lequel je pourrais travailler consiste, très rapidement, à m’incorporer dans l’équipe qui bosse sur la mise en place d’un « Centre économique autosuffisant », c’est comme ça qu’ils l’appellent, les barbares de chez ACUA. En deux mots, c’est un projet de mise en place d'une coopérative agricole avec une production diversifiée, essentiellement tournée vers l'auto-consommation et vers l’autonomie en général (récupération de l’eau de pluie, énergie solaire, agriculture bio, voire permaculture dans la mesure du possible, etc.). En y intégrant une composante eco-touristique, ainsi qu’une composante de formation des agriculteurs du coin aux nouvelles pratiques utilisées. Et mon travail là-dedans serait de voir comment peut s’organiser ce centre, techniquement et dans l’espace, et puis de voir comment il peut s’intégrer à la commune et à la zone de protection environnementale où il est situé, qui est une zone de production de café en train de se faire « bouffer » par l’agglomération de San Salvador. C’est pas mal intéressant, c’est concret, c’est vert, c’est proche du terrain, et je crois que ça me plairait.

Au Pérou, l’idée, encore floue pour moi, serait de bosser sur un avant projet touristique, dans la région du Cuzco (!!!), autour d’un circuit vélo eco-touristique entre plusieurs communes de la zone. Là, j’en sais pas grand-chose de plus… je sais juste que le Pérou, c’est une bonne destination, et que j'aime bien faire du vélo. Alors si en plus je peux me faire guider par les condors des Andes, c'est le pied. :-)

Enfin, la possibilité France. Et c’est la moins claire pour moi... c'est d’ailleurs là où vous pouvez essayer de m'aider. L'inconnue qui m'attend, c'est le travail. L’intérêt au travail. Où je serai. Loin de qui. Près de qui. Serai-je un homme heureux dans le meilleur des mondes ? … Bref, toute cette sorte de choses.



Mais en fait, LA grande question, elle, est ailleurs… Elle est dans le fait de savoir si on a envie de continuer de bouger. Ou pas. Parce qu’il faut le dire : c'est pas la même chose de voyager, pour un temps court, de loisirs en conneries ou en rencontres éphémères qui font passer le temps à une vitesse folle mais incroyablement agréable… et de bosser, de s'installer. La deuxième option, celle de "s'installer", même pour un temps, ça veut dire non seulement rencontrer des gens, mais aussi rester avec eux, s'en faire des amis, partager un morceau de vie. Et ça, c'est du temps, c'est beaucoup de bons moments, et ça veut dire que c'est difficile au moment de partir vers d'autres horizons, quels qu'ils soient. Ça a été dur pour moi de partir du Guatemala, encore plus de Bolivie, et j'ose même pas encore imaginer dans quel état je serai quand je vais m'en aller d'ici, Suchitoto, El Salvador. Sans parler de la déchirure vécue au moment de quitter la France. Mais ça on le surmonte, car on sait qu'on va revenir, un jour... (encore que ?).

Alors la question, c'est : on continue comme ça ? A créer des attaches partout, pour devoir s'en détacher toujours au moment « où c'était le mieux ». C'est fatiguant, ça… Quitte à choisir, c'est quand même mieux de vivre avec les gens que tu aimes près de toi, même pour le cas où, et d'aller à la découverte avec toujours la possibilité immédiate d'un "retour aux sources". Hein ? Si on est à l'aise, heureux, avec des personnes que l'on connaît bien, parfois mieux que soi-même... pourquoi chercher ailleurs ?



Bref, j'ai l'impression en écrivant que je balance des banalités sans nom. Un peur fleur-bleue et eau-de-rose, je me trouve. En plus j’écris ça d’ici, et je pense que ce point de vue est très influencé par la situation actuelle, qui me « stresse » un peu (c’est un bien grand mot) : en effet, arrive ce mois-ci l’échéance presque finale de cette année passée à travailler pour la mairie de Suchitoto, avec la Grande Présentation au Conseil Municipal… un peu mes partiels à moi d’ici, quoi. Un cap à passer. Et qui tombe en même temps que le mois où je dois décider ce qui m’arrivera l’année prochaine. C’est donc je crois un point de vue sujet à beaucoup d’évolutions (mais ça sert à ça, d’écrire, non ? Fixer les idées sur le moment...).

Et sinon, je disais que je me sentais bien ici à Suchitoto, non ? Non, je vous l’ai pas dit ? Eh ouais, je me sens bien ici à Suchitoto. Et je me sentirais même certainement bien quel que soit l'endroit. Le problème est donc ailleurs : est-ce qu'on veut avoir à tout changer de nouveau alors qu'on kiffe notre vie sur le lieu et sur le moment ? Hein, je vous le demande...

Z’avez qu’à regarder cette petite vidéo, vous comprendrez un peu…




Tout ça pour dire que, de toutes façons et en conclusion, j'ai bien envie de venir vous visiter chez vous un de ces quatre ! C'est ça qui est bon, quoi.

A dans deux mois !