"Dentro de veinte años te sentirás más desilusionado por las cosas que no hiciste que por aquellas que hiciste. Así que suelta amarras. Navega fuera de la bahía segura. Atrapa los alisios en tus velas. Explora. Sueña. Descubre..."

Mark Twain.

mardi, avril 14, 2009

La série qui donne envie !!!!







Ca commence par le panneau.

Celui qui marque l'entrée dans le territoire urbain aggloméré... 3500 habitants, dont plein de vieux et des maisons à vendre. Au marché le samedi, c'est l'euphorie, on croise des gens dans les rues de cette jolie petite bourgade, où j'ai volontairement et en toute connaissance de cause choisi d'établir mes quartiers.

Comme je sais très bien que vous ne viendrez jamais me voir jusqu'ici (non seulement y a pas de gare, mais en plus vous ne lisez plus ce blog), eh ben je m'en fous, je vais faire comme si...

Comme si j'étais à l'autre bout de la terre : je vais vous donner une envie folle d'être à ma place dans la ville du couteau de Nontron. Une envie qui frisera la jalousie lorsque vous aurez parcouru toutes ces belles photos réalisées depuis le guidon de mon vélo.

(Mais vous pourrez pas venir, parce que y a pas de gare ! La rage !)





Nontron, c'est la capitale de la brousse du sud-ouest de la France. Une brousse assez verte et vallonnée, avec des panoramas sympas. Honnêtement : c'est joli. On s'en rend compte à chaque fois qu'on met le nez dehors, au soleil... pas trop souvent, étant donné qu'il fait plutôt froid et pluie, dans la brousse du sud-ouest de la France.

Info : je cherche une chambre avec vue !























Les rues. Sombres, sinueuses, seules. Ou pas.





































Les maisons plus ou moins en pierre. Si on a du style et qu'on est jeune, on y met une touche de rose (fillette) ou de bleu (garçonnet). Sinon pour les autres, c'est le gris sale qui fait vieux.

























Art et spécificités locales : outre une diversité peu commune de boulangeries abandonnées... il y a les soufflaculs, tradition ancestrale du moyen-âge qui fête cette année ses 30 ans d'existence





























Les autochtones, peu nombreux, sont difficilement photographiables. On ne
les trouve qu'abrités du froid piquant derrière les vitres de leur voiture. S'il
fait soleil, on peut avoir la chance d'en voir en terrasse de café.

Sinon, y a des chiens.






jeudi, octobre 23, 2008

Fermeture jusqu'à nouvel ordre











On ferme les portes pour aujourd'hui, y a plus rien à b... vvvoir !





lundi, septembre 29, 2008

Images au quotidien




A Suchitoto en hiver, même si il pleut souvent, il se passe tout plein de choses.


Il y a de l’animation dans les rues…











… où passent des appareils bizarres, et le défilé de l’indépendance des enfants de l’école maternelle.



Sur la place du village…











… où on célèbre le 150ème anniversaire de Suchitoto en plein cagnard, mais avec des ombrelles pour les gens importants. Et où Rodrigo, le mec au chapeau de cow-boy, candidat ARENA (la droite au pouvoir) à la présidence organise des meeting politiques bleu-blanc-rouge… et où les femmes en profitent pour organiser une manifestation contre la politique du gouvernement…



Au café de la place…


… un endroit propice pour faire de jolies photos… (notre ami Tito en sait quelque chose : c’est de là qu’il photographie toutes les jolies filles qui passent sous son objectif). Le café est en face de l’église, vous aurez noté. De là, on peut sentir les violentes bourrasques du nord qui font s’envoler les cerfs-volants, on peut voir arriver le gros orage qui va rafraîchir l’après midi, et s'y préparer à l'abri d'un chocolat chaud ou d'un petit rhum-citron.



A Suchitoto, y a aussi des gens qui ont la grande classe…


… avec ou sans chapeau.



Des gens qui sourient et qui dansent…











… pour un anniversaire avec piñata, à la maison pour dire au revoir à Laure et Aurélie, ou bien en el Necio avec le légendaire Don Chapatín, danseur étoile et grand séducteur de la « ciudad Pájaro Flor ».



Et même ! … Même des gens qui se dénudent…











Wouuu ! Les filles et leurs parties de jambe en l’air, de bon matin pour se mettre en forme avant d’aller au bureau… Un beau jeune homme à la peau douce et cuivrée, à la longue chevelure couleur de geai, qui aime à s’exhiber torse nu… Et des adolescentes rondelettes qui font un show cabaretesque en ouverture d’une nuit inoubliable de spectacle au cirque de Suchi, « ¡ el Gigante Biónicoooo ! »



Ah ! Suchi ! Home, sweet home !



...et en plus de tout ces merveilleux évènements qui peuplent la routine suchitotense... On trouve la jolie petite maison qui prend (un peu) l’eau, la rivière qui traverse le jardin, et puis… n'oublions pas de mentionner mon épouse, nos deux filles adoptives et notre bébé d’à peine trois jours ! …


Ayayay ! Comment je vais faire pour partir ?!!!!



mercredi, septembre 17, 2008

Les voyages en bus ne sont jamais ennuyeux



En revenant de week-end, le passage obligé est souvent le bus entre San Salvador et Suchitoto. Un petit trajet de 47 km, mais qui peut durer de 1h à 2h selon les horaires...

Ce qui est cool, c'est que le paysage est sympa, et puis surtout c'est toujours animé. Avec à l'ordinaire des "pics d'activités" a la hauteur de la Plaza Mundo de Soyapango et du marché de rue de San Martín, où c'est alors un supermarché entier, déguisé en grosses-dames-à-tablier-kitsch, en petites-filles-à-la-voix-de-poissonnière-à-la-criée, ou bien en monsieurs-qui-parlent-fort, qui grimpe dans le bus et se fraye un passage dans le couloir central déjà bondé... Pour vendre, "¡¡ a dólar, a dólar !!", bonbons, chewing-gum, fraises, tomates, bananes plantains, cacahuètes, noix de cajou, eau fraîche et refrescos en sac plastique, pommade miracle anti-tout (champignons divers, douleurs dans le dos, problèmes de foie...), fruits pelés et découpés prêt-à-manger, chips de manioc citron-sel-piment, journaux du jour, stylo-lampe-de-poche, livres de coloriage Winnie l'Ourson ou glaces à la vanille... entre autres.

Parfois, c'est un clown qui monte raconter quelques blagues, ou bien un éclopé qui vient demander l'aumône, ou encore un drogué-délinquent-repenti-"gracias a Dios" et qui demande qu'on l'aide un peu à se refaire une vie de manière honnête... quand ce n'est pas un vrai délinquent qui raquette portables et argent liquide.

C'est très folklorique, le bus.

L'autre jour, dans ce bus magique, j'ai pu filmer un pasteur évangéliste et prosélytiste, la Bible à la main et prêchant la parole de Dieu. A nous, compagnons de voyage qui n'avions rien demandé. Et il prêche très fort, le monsieur (il vaut mieux pas être assis à côté de lui, sinon, on risque la rupture tympanique, moi j'vous l'dis !) : imaginez-vous couvrir, avec votre seule voix, le bordel que peut faire un bus d'environ 20 ans d'âge, bien rempli, un peu déglingué, roulant toutes vitres ouvertes à 100km/h et qui freine en gémissant en moyenne tous les 100 mètres, pour faire monter ou descendre quelqu'un...

Lui fait sa "messe", imperturbable... et pendant ce temps, la vie dans le bus continue... Un petit morceau de vie typique du Salvador !







Tentative de transcription en français :


LE PREDICATEUR EVANGELISTE AMBULANT
    Les portes sont ouvertes… pour vous ! Là, vous pouvez donner et entendre la parole de Dieu… On vous souhaitera la bienvenue… de la part de Dieu. Mes frères… que Dieu vous bénisse tous, mes frères… que Dieu vous bénisse toutes, mes sœurs. Là où vous louez, adorez… et répandez la parole du Seigneur. […] (Il commence à lire) Chapitre 2, verset 1 a 3, le Seigneur dit, mes frères et mes sœurs : [partie que je comprends pas…] mes meilleurs amis…

    Quelqu’un fait signe au bus sur le bord de la route.

L’ « ENCAISSEUR » DU BUS
    On y va ! On y va ! Hop, hop ! [Le fameux « Visa, vos » ! est intraduisible…] … J’te dis ! J’te dis ! … pfipfuiiit ! Vas-y !

LE PREDICATEUR EVANGELISTE AMBULANT
    Dieu dit : “ Est bête ”, dit Dieu… “ devant tous ! […] ”


mardi, septembre 02, 2008

Un Julien content





Ce week end fut un très bon week-end... Fait de plaisirs gustatifs à Ataco, un joli village où un français (corrézien) cuisine à base de fromage de chèvre (c'est tellement délicieux... un fromage de chèvre frais, fondant en bouche, à l'arôme subtil mais profond, corsé, bien rondelet et potelé, de belle couleur... mmmmmm !)... Fait d'adrénaline dans la rue principale de Nejapa avec la tradition des "Bolas de fuego" du 31 août (voir la petite vidéo ci-dessous)... Fait de petit hôtel très accueillant, avec petits coups à boire dans un bar-reggae de Juayúa... Fait de conduite - promenade en voiture du côté de la "Route des fleurs"... et d'autres encore qu'il est peu commun de dévoiler sur la place publique...

Tout ça pour fêter dignement le quart de siècle !






Sur cette page, il y a quelques éléments d'histoire autour de cette manifestation annuelle... (en espagnol). Rapidement, il paraîtrait que c'est pour commémorer l'éruption du volcan de San Salvador, en 1658 ou en 1922 selon les cas, ou bien les deux... Impressionnant en tout cas ! Que des gamins entre 12-13 ans et 20 ans, qui se balancent à la gueule des boules de feu... bien sûr, il y en a toujours un ou deux qui se prennent un peu pour des chevaliers Jedi... et ça dégénère facilement, en rebondissant sur le public. Ca sent le poil brûlé toute la soirée !

lundi, août 25, 2008



vendredi, août 15, 2008

Qui est ce monsieur ?


Je vous propose... trois possibilités, au choix, pour ce personnage équilibriste grimpé là-haut au moyen d'une magnifique chaise en fer toute cabossée :
  • Le sacristain "valeverguista" de la paroisse, en charge d'explorer l'intérieur de la tour nord de l'église (celle du carillon) afin qu'on puisse savoir si il y a moyen de faire passer des câbles électriques pour la mise en lumière de la façade... Malheureusement, il n'a bien sûr pas les clés, et donc, tout naturellement, défonce le cadenas et la moitié de l'encadrement de porte au burin. Il dit, souriant : "On réparera !".
  • Un employé de la mairie, affairé sur une fenêtre extérieure un peu bizarre de la bibliothèque municipale, pour décrocher une pancarte en bois de commémoration du 150ème anniversaire de la ville de Suchitoto (c'était le 15 juillet)... ils l'avaient fixée pour qu'elle reste là pendant au moins 150 autres années, mais ils se sont finalement aperçus qu'à cet endroit elle était pas du tout visible. Il a eu du mal, le pauvre bougre !
  • Don Pedro, charpentier-serrurier du village (celui qui parle avec des "a la gran putiquis!"), au travail pour ouvrir la porte condamnée dans la nouvelle maison de Daniela... c'est une porte originale, qui donne sur une chambre-aux-chauves-souris qu'on aimerait bien aérer un peu pour en faire une chambre-pour-la-nouvelle-coopérante-espagnole-qui-arrive-en-septembre. Avec nos talents incroyables, on lui fabriquera un joli petit escalier pour pas qu'elle se gaufre trop souvent !




Alors, c'est qui ???


mardi, juillet 29, 2008

Suchitoto concept: restaurant – salon de coiffure – salle de jeu et de spectacle


Enfin, après des semaines d'auto-persuasion – salut François, j'aurais bien aimé partager ce trip avec toi ! – j'ai décidé de me couper les cheveux pour de vrai... pas à moitié, hein : bam tondeuse, tac sabot 1,8 cm, et zim, plus de cheveux ! C'est pas n'importe quoi, comme nouvelle, ça... ! Ne le prenez pas mal, n'ayez pas peur, ma personnalité reste entière, et mes cheveux n'en seront que plus beaux et plus forts quand l'automne sera venu...

Et puis en plus, hier soir à l'occasion de cette métamorphose (un des plus grands changements intervenus dans ma vie depuis que j'ai refusé de m'engager dans le club de football du quartier à l'âge de 5 ans pour ne pas à avoir à courir après un ballon), un nouveau concept est né. Celui de restaurant – salon de coiffure – salle de jeu et de spectacle. Je vous explique...

L'après midi du dimanche, commencée par une ballade à Zacamil chez Robert le québécois (qui depuis le dernier épisode s'est marié à Cristina, et construit une ferme autonome dans une campagne perdue de Suchitoto), s'est terminée en cuisine, avec la préparation de "gnocchis al pomodoro" maison – Recette des gnocchis : 1 kilo de patates en purée pour 500g de farine, et un oeuf - mélangez pour obtenir une pâte, puis faites des petits boudins dans lesquels vous découpez les gnocchis... très facile et on s'en met plein les mains c'est rigolo !). Vers 19h, le repas est prêt, les colocs et les invités s'installent: Aurélie, Laure, Daniela et Tito autour de la table. Recette réussie, tout le monde est content.

Ci-dessus, c'est Robert dans son nouvel
environnement, avec ses tomates magiques
(photo Aurélie)

A gauche, les gnocchis avant de passer à la casserole.
(photo Aurélie)

A droite, jolie vue sur le chemin de Zacamil vers Suchitoto.





La deuxième étape de la soirée est beaucoup plus interactive, et c'est là où le concept prend tout son sens.

Tout d'abord, le chef-cuistot du soir s'assoit sur un tabouret, dans une zone bien éclairée. Il a l'air un peu tendu même s'il a le sourire aux lèvres. S'il est chevelu à la base, le spectacle sera d'autant meilleure qualité.

Et là, hop ! Sans transition, les différents convives viennent tour à tour donner un coup de patte à l'œuvre qui sera commune à tous : la nouvelle coupe de cheveux. Pour des raisons de convivialité, le niveau technique requis ne doit pas être trop élevé (le freestyle et le bon goût sont les bases du concept). Toutefois, ceux qui ne se sentent pas l'âme d'un artiste peuvent rester assis, à digérer tranquillement les gnocchis – aliment pesant sur l'estomac de ceux qui ont les yeux plus gros que le ventre – et à profiter du spectacle, à prendre des photos, à donner des conseils avisés...

La durée du spectacle varie en fonction de la volonté et de la tignasse initiales du chef-cuistot, et de leur résistance respective.

Par expérience, tout le monde est content à la fin, et les réactions au spectacle sont multiples et apparaissent dès le lendemain au bureau, dans la rue...

Florilège (librement adapté de l'espagnol, mais véridique !) : "t'es tombé malade ?", "tu t'es fait attaquer par des fourmis champignonnistes ?", "ouah, trop bizarre !", "oula ! c'est de pire en pire !", "on dirait un russe !", ou encore un simple regard étonné caché derrière un sourire...

A essayer entre amis !



Photos à l'appui ci-dessous :
tout le monde apprécie le jeu et rit de bon coeur.



mercredi, juillet 23, 2008

Que es acho ?



Je reviens aux devinettes... ! Pour voir si j'ai encore quelques lecteurs, qui ne sont pas morts après autant d'absence et de mauvaise attention de ma part...


mardi, juin 24, 2008

Images de Cuba

Centro Havana - Plaza del Capitolio

Centro Havana
La Havana vieja
La Havana vieja
Les Triplettes de la Habana vieja
Trinidad - Pendant la pluie
Trinidad - Pendant la pluie
Trinidad - Attrape-touristes
Trinidad - En attendant le touriste
Trinidad - A l'assaut du touriste
Trinidad - Marre des touristes... si je me fumais un cigare !