29 juillet 2008

Suchitoto concept: restaurant – salon de coiffure – salle de jeu et de spectacle


Enfin, après des semaines d'auto-persuasion – salut François, j'aurais bien aimé partager ce trip avec toi ! – j'ai décidé de me couper les cheveux pour de vrai... pas à moitié, hein : bam tondeuse, tac sabot 1,8 cm, et zim, plus de cheveux ! C'est pas n'importe quoi, comme nouvelle, ça... ! Ne le prenez pas mal, n'ayez pas peur, ma personnalité reste entière, et mes cheveux n'en seront que plus beaux et plus forts quand l'automne sera venu...

Et puis en plus, hier soir à l'occasion de cette métamorphose (un des plus grands changements intervenus dans ma vie depuis que j'ai refusé de m'engager dans le club de football du quartier à l'âge de 5 ans pour ne pas à avoir à courir après un ballon), un nouveau concept est né. Celui de restaurant – salon de coiffure – salle de jeu et de spectacle. Je vous explique...

L'après midi du dimanche, commencée par une ballade à Zacamil chez Robert le québécois (qui depuis le dernier épisode s'est marié à Cristina, et construit une ferme autonome dans une campagne perdue de Suchitoto), s'est terminée en cuisine, avec la préparation de "gnocchis al pomodoro" maison – Recette des gnocchis : 1 kilo de patates en purée pour 500g de farine, et un oeuf - mélangez pour obtenir une pâte, puis faites des petits boudins dans lesquels vous découpez les gnocchis... très facile et on s'en met plein les mains c'est rigolo !). Vers 19h, le repas est prêt, les colocs et les invités s'installent: Aurélie, Laure, Daniela et Tito autour de la table. Recette réussie, tout le monde est content.

Ci-dessus, c'est Robert dans son nouvel
environnement, avec ses tomates magiques
(photo Aurélie)

A gauche, les gnocchis avant de passer à la casserole.
(photo Aurélie)

A droite, jolie vue sur le chemin de Zacamil vers Suchitoto.





La deuxième étape de la soirée est beaucoup plus interactive, et c'est là où le concept prend tout son sens.

Tout d'abord, le chef-cuistot du soir s'assoit sur un tabouret, dans une zone bien éclairée. Il a l'air un peu tendu même s'il a le sourire aux lèvres. S'il est chevelu à la base, le spectacle sera d'autant meilleure qualité.

Et là, hop ! Sans transition, les différents convives viennent tour à tour donner un coup de patte à l'œuvre qui sera commune à tous : la nouvelle coupe de cheveux. Pour des raisons de convivialité, le niveau technique requis ne doit pas être trop élevé (le freestyle et le bon goût sont les bases du concept). Toutefois, ceux qui ne se sentent pas l'âme d'un artiste peuvent rester assis, à digérer tranquillement les gnocchis – aliment pesant sur l'estomac de ceux qui ont les yeux plus gros que le ventre – et à profiter du spectacle, à prendre des photos, à donner des conseils avisés...

La durée du spectacle varie en fonction de la volonté et de la tignasse initiales du chef-cuistot, et de leur résistance respective.

Par expérience, tout le monde est content à la fin, et les réactions au spectacle sont multiples et apparaissent dès le lendemain au bureau, dans la rue...

Florilège (librement adapté de l'espagnol, mais véridique !) : "t'es tombé malade ?", "tu t'es fait attaquer par des fourmis champignonnistes ?", "ouah, trop bizarre !", "oula ! c'est de pire en pire !", "on dirait un russe !", ou encore un simple regard étonné caché derrière un sourire...

A essayer entre amis !



Photos à l'appui ci-dessous :
tout le monde apprécie le jeu et rit de bon coeur.



1 commentaire:

Guy a dit…

pas mal cette nouvelle coupe mais je suis plus attiré par la fabrication des gnocchis, je n'ai jamais eu l'occasion d'en manger de bons ! je vais tester ta recette.
Le coup des tomates-bidon ou bidon-tomates est séduisant, dès les premières apparition, fais nous des photos.
Bisous
P'pa