14 février 2012

Insolites n°1



Relevé de choses vues ou entendues par ici. Et pas ailleurs. En tout cas pas par moi.




Une conversation politique avec le taximan qui m'amène de l'aéroport au quartier de Hann : "Wade ! C'est pas sérieux, là ! Il n'est pas sérieux : Wade il a 85 ans hors taxes (sic!), là, il ne doit pas faire un nouveau mandat présidentiel ! Non, vraiment, ce n'est pas sérieux."
Deux jours passés à Dakar sous un ciel gris jaune toute la journée, à cause du vent de sable soufflant sur le pays depuis quelques jours. Comme un brouillard sec, qui estompe l'horizon. A l'arrivée en avion, en adoucissant l'éclairage public, ça donnait une image un peu poétique. Mais en vrai, ça pique les yeux et ça sèche les crottes de nez. 
Des routes où on roule sur toute la largeur, à contre-sens et sur les accotements pour éviter les nids d'éléphants. Des routes avec des 505 Peugeot qui roulent dessus, encore. Certaines voitures ont une queue de vache accrochée au pare-choc arrière. Diouf, mon accompagnateur du moment dans le quartier du Plateau à Dakar, me disait : "C'est pour protéger des accidents, quoi. Tu mets ça, là, et tu n'as pas d'accident par derrière. Des fois, il y a aussi certains qui mettent une queue de vache devant, pour ne pas avoir d'accidents du tout."

Un cadavre d'âne sur le bord de route. Une boucherie aussi, avec de la viande à la vue. 

Des camions chargés deux fois plus faut que la hauteur de la cabine. Enormes ! Un camion marqué "Bombardier B52", à l'arrière sur les garde boue en caoutchouc, mais qui n'avance pas plus vite que les autres pour autant.

Une charrette bien chargée franchit la voie devant nous, à 2 km/h, alors qu'un camion arrive en face. Le charretier, mort de rire, arrête le trafic de la main, avec son immense sourire aux dents blanches.

Des forêts de baobabs. 
Des rivières de déchets plastiques.
Une station service de bord de route, propre et bien organisée : le garage se divise en trois espaces de taille équivalente. Pour le premier, on lit clairement de l'extérieur qu'il s'agit de l'espace "atelier" ; celui d'à côté, c'est pour le "lavage" ; et le troisième... est baptisé "attente", avec des fauteuils accueillants disposés sur le sol en béton.

En ville, à Kolda, les charrettes asino-mobiles sont plus dangereuses que les 505 délabrées ou que les taxi jaune et noir : ces derniers sont dotés de klaxon. Si tu es piéton ou cycliste, et que tu entends un klaxon : tu t'écartes, il vaut mieux pour ta vie. Mais les charrettes n'en possèdent pas. Résultat, malgré les avertissements de deux gars devant moi qui regardaient venir le danger, sans que je comprenne qu'ils s'adressaient à moi, je me suis fait rouler sur le pied. Heureusement la charrette n'était pas chargée.
Le Sénégal est un pays où la plupart des gens parlent trois, voire quatre langues, et où pourtant 58% des gens sont analphabètes (67% pour les femmes). 


Plage de l'anse Bernard, Dakar.

Vue depuis l'appartement de Sara, à Kolda.



6 commentaires:

Anonyme a dit…

back to business man!
la bise
guigui

Guy a dit…

On est tout de suite dans l'ambiance, j'avais l'impression d'entendre les sons de l'Afrique noire et les rires des sénégalais...
Les tons verts du Salvador ont fait place à la tendance ocre, va falloir s'y faire
Bises
P'pa

Anonyme a dit…

Super... un fourre-tout africain! ca me plait!!!

Sarah

Magali a dit…

ça y est je voyage par procuration il était temps.Bisous

laurette a dit…

Bienvenue au Sénégal!!! Et oui, l'Afrique n'a rien à voir avec l'amérique centrale, mais c'est sympa aussi. Je suis sur que vous aller vous y plaire. En tout cas, moi je suis contente que le fourre-tout reprenne du service! Une grosse bise

Julien a dit…

Hi hi !
Merci à mes 5 premiers lecteurs ! Vous mériteriez presque un petit cadeau...

Allez, je me fends d'un nouveau petit message !

Bisous, et j'espère à bientôt par ici pour certaines et certains...