L’autre jour, lors d’une petite visite de terrain à Colima, à l’autre bout de la commune de Suchitoto. C’est là où vont travailler les 2 coopérantes de Apoyo Urbano qui viennent ici cette année, Laure et Aurélie. Je suis en train de préparer un peu leur sujet de stage, donc c’est cool, ça me permet de travailler tout en me promenant.

Autrefois, toute la zone de Colima était propriété d’un seul « terrateniente », qui exploitait les populations locales et vivait dans une hacienda magnifique, au bord du fleuve pas encore pollué, sur une petite colline avec vue. L’hacienda existe toujours, voici d’ailleurs ci-dessus un aperçu du panorama dont on peut jouir calé dans un hamac depuis la véranda. Avec la réforme agraire, le propriétaire a été dépossédé de ses terres, et celles-ci sont devenues propriété de la coopérative de Colima nouvellement créée. Ça c’était en 1972.
Par la suite, à la fin des années 1970, après la construction du barrage hydroélectrique sur le fleuve Lempa, la superficie du lac ainsi créé est devenue propriété de l’entreprise productrice d’électricité. Bien sûr, le lac n’a pas un niveau constant au cours de l’année : en saison sèche, une immense surface se découvre ainsi autour de Colima, et devient un grand jardin fertile, où poussent courgettes, tomates, poivrons, maïs, pastèques, haricots, canne à sucre... Les habitants louent alors la terre à la grande entreprise en question pour pouvoir la cultiver (au final, vous noterez que c’est toujours pas ceux qui travaillent la terre qui en sont propriétaires). Et c’est sur ces terres inondables que nous sommes donc allés nous promener hier mardi.
Je vous mets quelques photos du champ de pastèque où j’ai passé un moment très heureux... ! En fait, on est arrivés juste le jour où la récolte se terminait : et ici aussi, le glanage ça existe ! Donc une fois la récolte officiellement terminée, tout ce qui reste dans les champs passe dans le domaine public et peut être ramassé par tout un chacun... des quantités de gens viennent alors à pied, à vélo, à cheval ou en pick-up, pour glaner les pastèques trop petites et qui ne se vendront pas à San Salvador.
Nous étions les premiers sur les lieux, alors je vous dis pas le festin ! En plus de remplir le pick-up, on s’est bien rempli l’estomac... C’est trop bon, quand on a bien chaud au soleil de midi, de ramasser une belle pastèque bien mûre, de l’ouvrir en lui assénant un petit coup de poing sur la tête pour qu’elle s’ouvre en jutant partout, et de plonger les mains et la tête dans la chair rouge et sucrée avec grand plaisir... hihi ! Succulent !






Autrefois, toute la zone de Colima était propriété d’un seul « terrateniente », qui exploitait les populations locales et vivait dans une hacienda magnifique, au bord du fleuve pas encore pollué, sur une petite colline avec vue. L’hacienda existe toujours, voici d’ailleurs ci-dessus un aperçu du panorama dont on peut jouir calé dans un hamac depuis la véranda. Avec la réforme agraire, le propriétaire a été dépossédé de ses terres, et celles-ci sont devenues propriété de la coopérative de Colima nouvellement créée. Ça c’était en 1972.
Par la suite, à la fin des années 1970, après la construction du barrage hydroélectrique sur le fleuve Lempa, la superficie du lac ainsi créé est devenue propriété de l’entreprise productrice d’électricité. Bien sûr, le lac n’a pas un niveau constant au cours de l’année : en saison sèche, une immense surface se découvre ainsi autour de Colima, et devient un grand jardin fertile, où poussent courgettes, tomates, poivrons, maïs, pastèques, haricots, canne à sucre... Les habitants louent alors la terre à la grande entreprise en question pour pouvoir la cultiver (au final, vous noterez que c’est toujours pas ceux qui travaillent la terre qui en sont propriétaires). Et c’est sur ces terres inondables que nous sommes donc allés nous promener hier mardi.
Je vous mets quelques photos du champ de pastèque où j’ai passé un moment très heureux... ! En fait, on est arrivés juste le jour où la récolte se terminait : et ici aussi, le glanage ça existe ! Donc une fois la récolte officiellement terminée, tout ce qui reste dans les champs passe dans le domaine public et peut être ramassé par tout un chacun... des quantités de gens viennent alors à pied, à vélo, à cheval ou en pick-up, pour glaner les pastèques trop petites et qui ne se vendront pas à San Salvador.
Nous étions les premiers sur les lieux, alors je vous dis pas le festin ! En plus de remplir le pick-up, on s’est bien rempli l’estomac... C’est trop bon, quand on a bien chaud au soleil de midi, de ramasser une belle pastèque bien mûre, de l’ouvrir en lui assénant un petit coup de poing sur la tête pour qu’elle s’ouvre en jutant partout, et de plonger les mains et la tête dans la chair rouge et sucrée avec grand plaisir... hihi ! Succulent !



Ci-dessus c'est la fin de la récolte officielle.
Ci-dessous, les glaneurs de la mairie de Suchitoto...
Ci-dessous, les glaneurs de la mairie de Suchitoto...


8 commentaires:
Huuuummmmmmmm une bonne pastèque bien fraiche et bien juteuse !!!!
J'en rêve .... surtout après ma soirée bistrot d'hier un peu trop bien réussi .... ouille la tête !!!
Mais quel plaisir aussi !!!
Merci jack de nous faire autant voyager !!! de nous rendre le soleil dont on manque cruellement ici !
j'avais lélaissé ton blog et quel plaisir de m'y replonger!Pour nous ce soir c'est soirée du foot:repas et ambiance créole.Personne a précisé si la tenue devait aller avec le menu,enfin on verra bien et de toute façon le ridicule ne tue pas.Yohan a été opéré de son genou le 11/02 et maintenant nous attendons de savoir si la greffe du ligament va prendre.Là il regarde Lyon mener devant Lille 1 à 0.Bisous de nous 4.
une superbe ballade à la campagne, merci de nous en avoir fait profiter... envie de prendre mon vélo pour aller mordre la fameuse chair rouge.
C'est pas mal de pouvoir faire autre chose que passer son temps sur un ordinateur au bureau non ? En France il existe une organisation (fondation, assos, ONG ... ?) qui s'occupe plus particulièrement de ce qui est appelé "les zones humides" et bien sûr de leur protection, il semblerait qu'elles soient menacées par la société moderne.
A bientôt sur un autre chemin... Bisous
P'pa
La photo de la charrette et des vélos est magnifique !
Salut mon ptit Jacq,
Tu sais que je fais partie des envieux quand tu parles de croquer à pleines dents dans des pastèques bien mûres fraichement cueilllies.
Je t'embrasse fort.
Ton ami Fafou
la photo de la charrette, je l'ai recadrée... mais c'est vrai qu'elle est jolie!
hehe... Fafou ! Tu sais quoi ?! J'ai mangé ma première mangue et mes premiers "jocotes" (du jardin en plus) ce week end !! C'est la saison qui commence ! Le début de l'abondance de fruits... :-)
Ah la mangue... Mon fruit exotique préféré. Profite-bien, tu sais combien te sembleront fadasses celles qu'on trouve chez nous.
Au fait, bravo pour les photos de Don Alejandro et de son buste. C’est vraiment un très beau buste. Ça me laisse quand même douter de sa bonne santé mentale. C’est un suchitotense de pure souche ? Ou un nouveau riche venu s'installer pour la qualité de vie de Suchi?
Hasta luego
Salut Julien !
Profite de ces cadeaux sucrés de la nature ! et des autres ;-) !!!
Je me jette sur ton blog ce matin pour te dire qu'on a vu Potosi hier soir à la télé ! En rentrant de l'atelier clown, je passe chez mon voisin qui regardait Pékin Express, émission sur M6 dont tu as peut-être entendu parler. Il s'agit d'un jeu d'aventure, ambiance reportage-télé-réalité, ou les concurrents traversent un pays en stop, dorment chez l'habitant... et doivent faire tout ça avec 1 € par jour... et les caméras aux fesses !
Ca fait quelques temps que j'entends parler de cette émission. Souvent par des gens qui me prennent en stop d'ailleurs. Et boum ! le première fois que je la vois il sont à Potosi et se mettent en route en direction du désert de sel.
Je ne m'étendrais pas sur le débat avec mon voisin sur le caractère factice de cette émission... Je suis content d'avoir vu ces images qui m'ont fait penser à toi, mais rien ne vaut les mots et les images que tu nous a offert quand tu étais la-bas.
Amitié
Grégoire
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